Lundi soir, dans le cadre du projet Arboréalis, j’ai proposé un dessin neurographique un peu particulier : celui du NeuroGinkgo.
Le Ginkgo biloba, que l’on surnomme l’arbre aux quarante écus, est connu pour sa longévité exceptionnelle. Il traverse les siècles, résiste aux tempêtes, il est même reparti en végétation après les bombardements d’Hiroshima. D’un vert lumineux au printemps, ses feuilles deviennent d’un jaune éclatant, presque doré en automne, et c’est de là que vient son surnom d’arbre aux 40 écus (ou au 1000 écus aussi)
Mais lundi soir, nous ne parlions pas d’argent.
Nous parlions de prospérité et d’abondance. Et lorsque l’on accompagne des femmes touchées par le cancer ou par une épreuve de vie majeure, ces mots peuvent sembler déplacés. Car la maladie bouleverse tout. Elle peut modifier profondément son identité de femme, transformer le couple, éloigner certaines relations. Elle peut fragiliser la sécurité financière. Elle peut laisser une sensation de perte immense.
Alors pourquoi parler d’abondance en art-thérapie après un cancer ?
Justement pour déplacer le regard.
Dans ce dessin de Neuroart, inspiré de la méthode Neurographik®, je vous ai proposé de tracer votre propre Ginkgo en vous demandant : qu’est-ce qui, aujourd’hui, continue de nourrir ma vie ? Qu’est-ce qui compte vraiment ? Non pas selon les critères d’avant la maladie, mais selon ceux d’aujourd’hui.
Au fil des petits cercles dessinés, des lignes arrondies, des connexions créées, quelque chose s’apaise. Le cerveau se détend lorsque les formes se relient. Le geste devient méditatif. Et peu à peu, une autre définition de l’abondance apparaît. Elle n’est plus uniquement financière. Elle peut être une liberté retrouvée, un rythme plus respectueux du corps, une relation devenue plus vraie, une créativité qui renaît alors qu’on la croyait perdue.
En accompagnement après cancer, je constate souvent combien la notion de prospérité doit être reconstruite. La maladie oblige à redéfinir ses priorités. Elle oblige parfois à faire le deuil d’une ancienne version de soi. Et c’est là que le travail créatif devient précieux : il permet de reconnaître les pertes sans s’y réduire.
Ce neuroarbre du Ginkgo agit comme un état des lieux intérieur. Il révèle les branches fragiles, mais aussi celles qui restent étonnamment solides. Il montre ce qui mérite d’être nourri, que ce soient des ressources acquises précédemment ou un projet à venir, Il met en lumière ce qui, malgré tout, existe encore.
L’atelier est disponible en vidéo dans l’espace membre. Vous pouvez le vivre à votre rythme, chez vous. Et si, en dessinant, vous sentez qu’un fil plus profond se déroule, nous pouvons aller plus loin ensemble. À partir de ce neuroarbre, il est possible d’explorer d’autres algorithmes de Neurographica®, d’ouvrir un espace d’écriture ou de dessin en Journal créatif®, ou même d’entamer un travail en Carnet de Deuil® lorsque certaines pertes demandent encore à être reconnues et transformées.
Car reconstruire son abondance après un cancer ne signifie pas nier ce qui a été traversé. Cela signifie apprivoiser ce qui reste, et choisir consciemment ce que l’on souhaite faire grandir.
C’est exactement l’esprit du programme en ligne Le Fil Rose, du fil à la ligne que je développe en ce moment pour vous accompagner. Un espace sécurisé pour les femmes qui traversent une maladie ou une transformation profonde, et qui ressentent le besoin de redonner du sens à leur vie. Nous y travaillons le corps, le cœur et l’esprit à travers l’art-thérapie, le Journal créatif®, la Neurographica®.
Parfois, la prospérité commence simplement ainsi : en dessinant un arbre.
Et en découvrant que, malgré les tempêtes, certaines racines sont toujours vivantes